Aujourd’hui, une nouvelle maison de détention ouvre ses portes à Olen, dans la province d'Anvers. À cette occasion, les premiers détenus sont transférés depuis d'autres prisons et s'installent dans ce nouvel établissement à petite échelle, où ils pourront s'investir activement dans une vie sans criminalité. Le démarrage se fera progressivement : à terme, la maison de détention pourra accueillir 58 résidents purgeant des peines allant jusqu'à trois ans.
Les prisons belges sont confrontées à une forte surpopulation. Chaque place est donc importante, mais chaque place dans le cadre d'une détention à petite échelle est encore plus précieuse. Les transferts depuis d'autres établissements – au sein desquels les candidats ont été soigneusement sélectionnés sur la base de leur motivation et de critères d'exclusion – permettent de libérer un peu plus d’espace. Mais surtout, le démarrage de cette maison de détention constitue une nouvelle étape importante pour garantir une capacité d’accueil supplémentaire et de meilleure qualité.
Une détention à petite échelle
Nous avons opté pour une approche à petite échelle pour les maisons de détention. Cela devrait contribuer à limiter les effets néfastes que la détention peut engendrer chez les détenus. Un accompagnement intensif sur mesure vise à réduire le risque de récidive. Les résidents travaillent dans le quartier, vivent en groupe et participent à des activités qui ont du sens, ce qui favorise leur réhabilitation et leur réinsertion. Nous contribuons ainsi à une société plus sûre.
Un effort collectif
L'ouverture de la nouvelle maison de détention n'a pas été facile : il a fallu obtenir les permis et autorisations nécessaires, transformer une maison de repos et de soins en un établissement sécurisé, adapter les plans en raison de retards imprévus, etc.
C'est grâce à l'engagement sans faille des collaborateurs au sein et en dehors de la Justice que nous pouvons, aujourd'hui, offrir aux détenus présentant le profil adéquat un cadre de vie adapté et un accompagnement sur mesure. “Notre équipe est prête à travailler avec enthousiasme avec les résidents pour préparer leur avenir : pas à pas, jour après jour”, déclare Patricia Vrijens, cheffe d’établissement.
Avec Olen, la Belgique dispose désormais d'une troisième maison de détention, après celles de Forest et de Courtrai. L'objectif est de créer une ou plusieurs maisons de détention par province, réparties sur l’ensemble du pays.