Depuis 1867, la prison d’Arlon fonctionne comme maison d’arrêt et maison de peines. Les détenus qui y séjournent proviennent surtout de Bruxelles, de Liège, de Charleroi et ses environs. Comme beaucoup d’étrangers ne disposent pas de permis de séjour en règle, le flux entrant et sortant de cet établissement est très élevé.

Historique

Edifiée en 1967, la prison d’Arlon est une des plus anciennes du royaume. Sa population était à l’origine composée de détenus masculins et féminins mais la section « femmes » a été supprimée en 1975.
Depuis 1980, d’importants travaux ont été entrepris afin de rénover les ailes du cellulaire, d’aménager une salle de sport, un préau et de vastes ateliers. Un entrepôt et une buanderie ont été installés en sous-sol et les façades ont fait l’objet d’une rénovation complète.

En 1998, la salle de spectacle a été transformée en six locaux pour la formation professionnelle des détenus et l’année suivante un système de contrôle d’accès a été installé à l’entrée de la prison.

Régime

La prison d’Arlon applique un régime fermé et cellulaire où tous les détenus prennent leurs repas en cellule. Seuls les détenus mis au travail bénéficient d’un régime spécial en soirée qui leur permet de maintenir les portes ouvertes tous les jours de la semaine.
La prison d’Arlon est à la fois une maison d’arrêt qui dessert les arrondissements judiciaires d’Arlon et de Neufchâteau, et une maison de peines. Toutes les catégories de peines sont représentées dans la population hébergée à Arlon. La majorité des détenus condamnés proviennent des régions de Bruxelles, Liège et Charleroi.

Infrastructure

Inséré dans le tissu urbain de la cité sur une surface de 88 ares, le bâtiment présente la forme d’un T composé de 2 ailes à 3 niveaux fermés et d’une aile à 2 niveaux fermés. L’établissement peut héberger 111 détenus, la plupart bénéficiant d’une cellule personnelle (76) et les autres cellules sont équipées pour accueillir deux à trois détenus.