Depuis 1874, la prison de Namur sert de maison d’arrêt et de maison de peines. La prison est en forme d’étoile et comporte des sections ouvertes. On y trouve également une annexe psychiatrique.

Historique

C’est à Edouard Ducpétiaux, premier Inspecteur général des prisons de la Belgique indépendante, que l’on doit, entre autres, la conception de la prison de Namur. Inaugurée en 1876, cet établissement est construit sur le célèbre modèle de l’étoile à 4 branches.
Autour d’un centre initialement réservé à l’observation, s’articulent les trois ailes de détention pour les détenus de sexe masculin, tandis que le quartier des détenues se situait dans les deux étages de la quatrième branche, le rez-de-chaussée étant occupé par les locaux administratifs et la salle de visite. En 1970, une annexe psychiatrique a été construite dans le prolongement de l’aile B. Aujourd'hui, il n'y a plus de femmes détenues à Namur.
D’un régime cellulaire visant l’isolement des détenus, favorable à leur amendement, la prison a connu une évolution progressive et irrémédiable vers un régime plus communautaire.
L’objectif visé est la réinsertion socio-professionnelle du détenu, la prison devant servir non seulement de lieu de neutralisation mais surtout de passerelle vers un comportement et une vie socialement adaptés.
La prison de Namur est implantée au centre de la ville, tendance qui s'inverse aujourd’hui. Cette localisation fait d’elle un établissement plébiscité par les condamnés qui y reçoivent plus aisément des visites que dans les prisons modernes décentrées.
Son remplacement par un établissement plus moderne répondant aux normes de confort et de sécurité actuelles est politiquement programmé dans le Master plan dans un délai qui n'est pas encore fixé.

Régime

La prison de Namur fut principalement une maison d’arrêt pour hommes et pour femmes, dotée par ailleurs d’une annexe psychiatrique. Il y avait donc un quartier pour hommes composé de 3 ailes de 3 sections chacune,  un quartier pour femmes de 20 places et une annexe psychiatrique de 24 places. On y retrouvait également quelques condamnés tant  chez les hommes que chez les femmes.
En 2010, les femmes détenues à la prison de Namur ont été transférées vers d'autres quartiers pour femmes des prisons du Sud du pays. Cette mesure a permis le désengorgement de la prison de Jamioulx qui a fait l'objet de travaux urgents de désamiantage.
Depuis lors, il n'y a donc plus de femmes détenues à la prison de Namur, celle-ci étant donc exclusivement composée d'une population masculine. 
Le régime en vigueur est un régime dit "progressif". Les détenus entrant, qu'ils soient prévenus ou condamnés, sont en principe placés à l’aile B. Par la suite, ils ont la possibilité de passer à l’aile A en fonction de leur situation juridique et de leur comportement. Certains pourront enfin passer à l’aile C, une aile ouverte pendant la journée, composée de détenus travailleurs. Ils y ont droit à plus de visites hors surveillance et plus de temps au téléphone. Ce régime ne vaut pas pour les détenus incarcérés pour des faits de mœurs qui sont placés dans une section spécifique de l’aile A.

Infrastructure

La capacité totale de la prison de Namur s’élève à 134 places dont 22 places dans l’annexe psychiatrique.
L’infrastructure a été modernisée ces dernières années pour ce qui concerne les locaux dédiés à l’enseignement et aux soins des détenus. Une salle de spectacle a été aménagée à l’étage de l’annexe psychiatrique. Il n’existe toutefois pas de salle de sport et les préaux extérieurs sont peu propices aux activités communautaires.
Enfin, deux locaux ont été aménagés pour l'organisation de visites hors surveillance, illustrant ainsi la priorité donnée par la direction au maintien de contact entre les détenus et leurs proches.

Ateliers

La prison de Namur dispose d’un seul atelier Entrepreneur (surface d’environ 180 m² de travail  + 300 m² de stockage). Vingt détenus au maximum peuvent y travailler, ce nombre étant variable en fonction du travail à réaliser. Tous les types de travaux peuvent y être réalisés : montage, conditionnement, emballage, encartage, etc.