La prison de Nivelles a été mise en service en 1908 en tant que maison d’arrêt et maison de peines. Pendant les années 1990, la prison a été complètement rénovée et deux ailes ont été ajoutées.

Historique

Inspirée des nouvelles prisons autrichiennes de l’époque, la prison de Nivelles est construite en forme de croix latine. L’établissement, achevé en 1904, est alors considéré comme l’un des mieux aménagés du pays et est déjà entièrement éclairé à l’électricité.

Au fil du temps, la prison s’est notamment enrichie d’ateliers de travail et d’une salle de sports. Dans les années 80, les bâtiments ne répondaient plus aux normes exigées. Il a donc fallu entièrement rénover son infrastructure tout en augmentant sa capacité vu la hausse constante du nombre de détenus.

Le cellulaire, dont la forme d’origine pouvait se comparer à un «T» posé sur sa base, a été modifié par la construction de deux nouvelles ailes qui lui donnent la forme d’un « E » renversé. Réouverte  en 1998, la prison de Nivelles a atteint progressivement sa capacité d’accueil, à savoir 192 détenus. Des travaux de sécurisation de l’arrière du bâtiment ont également été entrepris (installation d’un système périmétrique de détection via radar ainsi que de plaques en tôle à l’arrière du préau).

Régime

Destinée aux hommes uniquement, cette prison cellulaire abrite à la fois une maison d’arrêt et une maison d’exécution de peines. Elle héberge donc tant des prévenus (détenus en attente d’une décision judiciaire) que des condamnés.

L’originalité de la prison de Nivelles consiste en sa culture orientée « clients » et son régime libéral basé sur l’autodiscipline, le travail et la vie en communauté de jour. Cette politique s’explique par le type de détenus qui, à l’origine, étaient envoyés dans cette prison, à savoir, principalement des délinquants « en col blanc ». Si la population de la prison a évolué et si, à ce jour, les détenus incarcérés ont commis des faits de natures très diverses, parfois même d’une extrême violence, cette politique a néanmoins perduré et le personnel a pu préserver un climat de respect mutuel. Une des ailes est réservée aux détenus travailleurs et le régime y est plus communautaire. Ce régime semble donner satisfaction, tant au personnel qu’aux détenus. Preuve en est qu’il y a peu de demandes de transfert de la part des détenus et peu de demandes de mutation de la part du personnel. La révision de la classification interne, la conception et la diffusion du règlement d’ordre intérieur, le développement de certains projets d’amélioration des conditions de détention devraient encore renforcer cette impression.

Infrastructure

La prison de Nivelles constitue un exemple typique de prison de « ville ». Elle compte toujours actuellement 192 places dont un tiers environ est destiné à la maison d’arrêt. La zone cellulaire articulée autour du centre de contrôle comprend cinq ailes de cellules, deux nouvelles ailes s’ajoutant, depuis 1997, à celles existantes. Deux préaux sont situés entre les ailes. De vastes ateliers et une grande cuisine ont été aménagés sous ces ailes et en partie sous les préaux. La prison dispose, en outre, de plusieurs salles polyvalentes, de deux salles de sports et de salles de cours.
 

Ateliers

Le fonctionnement de la cuisine et de la buanderie nécessite la mise au travail d’une vingtaine de détenus. Le service technique occupe trois hommes et une quinzaine de personnes sont nécessaires pour faire face à l’entretien domestique et à certaines activités particulières telles que la cantine ou le mess du personnel. Des entreprises privées fournissent également du travail à 45 détenus. En raison de la configuration des locaux, seuls des travaux à faible volume mais à haute technicité sont réalisés au sein de l’établissement. Au total, ce sont près de 100 détenus qui ont l’opportunité de travailler de manière plus ou moins régulière.