Vous pouvez vous procurer certaines armes sans autorisation. Il va de soi que pour cette catégorie d'armes aussi, des règles et des conditions sont d'application.
Dans un certain nombre de cas, des armes en vente libre sont soumises à autorisation.
Exemples d’armes en vente libre :
- les armes blanches, comme les poignards, les couteaux pliants et les sarbacanes
- les armes non à feu (armes qui tirent des projectiles mais sans qu'il y ait combustion de poudre), comme les catapultes, les arbalètes et les arcs, les marqueurs paintball, les armes de type "airsoft", les armes d'alarme homologuées et les appareils d'abattage
- les armes historiques, folkloriques et décoratives
- les armes neutralisées, c'est-à-dire les armes qui ont été rendues inaptes au tir. Seul le banc d'épreuves des armes à feu situé à Liège peut neutraliser des armes dans notre pays. Depuis le 5 juin 2020, les armes à feu neutralisées sont soumises à déclaration. Si vous souhaitez céder une arme neutralisée, cette cession doit être communiquée au·à la gouverneur·e via un formulaire modèle 9ter. À l’importation, l’arme doit être enregistrée via le banc d’épreuve. En cas de succession, une déclaration doit être faite dans les trois mois suivant l'entrée en succession de l'arme à feu neutralisée.
Que pouvez-vous faire et ne pas faire ?
Il y a une série de choses que vous ne pouvez pas faire avec des armes en vente libre. Voici un aperçu non exhaustif d'opérations interdites et autorisées.
L'achat ou l'acquisition d'armes en vente libre, à l'exception des armes blanches, est réservé aux personnes majeures. Cela signifie que le·la cédant·e doit contrôler la carte d'identité du·de la cessionnaire. Le commerce de ces armes est réservé aux armurier·ères agréé·es.
- Les armes en vente libre, tout comme les armes soumises à autorisation, ne peuvent être achetées, vendues ou proposées à la vente à distance (commande par la poste, Internet…).
- La pratique fréquente qui consiste à vendre ou à proposer comme prix certaines armes en vente libre (surtout des armes factices) dans les kermesses est totalement illégale. Les magasins de jouets ne peuvent pas non plus vendre ces armes, sauf s'ils ont l'agrément d'armurier·ère et qu'ils remplissent toutes les obligations légales en la matière, comme l'obligation de vérifier que l'acheteur·euse est majeur·e.
- Les participant·es à des reconstitutions historiques doivent être conscient·es du fait que les armes qu'ils ou qu’elles utilisent à cette occasion peuvent tomber sous l'application de règles divergentes. Leurs armes peuvent être en vente libre (par exemple des armes neutralisées et des armes authentiques à poudre noire), en vente libre sous certaines conditions (par exemple des armes appartenant à une association) ou soumises à autorisation (par exemple des armes modernes et leurs répliques prêtes à tirer). Le fait de ne tirer qu'avec des cartouches à blanc ne change rien au statut d'une arme.