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Plus d'infos sur la prison de Lantin

La prison de Lantin est construite selon des modèles américains et allemands. C’est le plus grand établissement du pays et il est, par conséquent, fractionné en entités distinctes : une maison d’arrêt, une maison de peines, une section pour femmes, une section psychiatrique et une polyclinique. La prison dispose également d’une section d’exécution de mesures de sécurité particulières individuelles.

Historique

Conçu sur base des modèles américains et allemands, l’établissement pénitentiaire de Lantin a remplacé l’ancienne prison Saint-Léonard de Liège. Les travaux ont débuté en avril 1973. La prison a été officiellement inaugurée le 17 décembre 1979 et occupée précipitamment suite à la destruction par une mutinerie de la prison Saint-Léonard.

Initialement maison d’arrêt pour hommes et femmes, l’établissement s’est adjoint une annexe psychiatrique puis une maison de peines pour hommes. Cette dernière a été ouverte en 1983. Au départ, un bâtiment de 60 places avait été prévu au sein de la maison de peines pour héberger les détenus en semi-liberté, semi-détention ou arrêt de fin de semaine. Ces différentes catégories sont aujourd’hui regroupées sous l’appellation "détention limitée". Vu la faible représentation de ces catégories de détenus, ce bâtiment a été rapidement occupé par des condamnés "de confiance" chargés de différents travaux au sein de l’établissement.

Le quartier pour femmes condamnées a, quant à lui, été ouvert en 1994. Les derniers quartiers inaugurés à Lantin ont été la polyclinique et la section de sécurité particulière, tous deux ouverts au cours de la dernière décennie.

Régime

En maison d’arrêt, le régime appliqué est un régime fermé. Les détenus sont en cellule la majeure partie du temps, ne sortant que pour les préaux, quelques activités ponctuelles, les visites (proches et avocats), le travail et les mouvements vers l’extérieur (extractions, transferts vers le palais de justice, permissions de sortie, congés pénitentiaires). Les détenus hébergés en maison d’arrêt sont essentiellement des prévenus, mais on y retrouve également un nombre important de condamnés en attente d’une place en maison de peines ou purgeant, dans certains cas, l’entièreté de leur peine en maison d’arrêt, vu la courte durée de leur condamnation. Se trouvent enfin dans ce bloc une série d’internés pour lesquels aucune place n’est disponible à l’annexe psychiatrique. Cette dernière, attachée à la maison d'arrêt, accueille, quant à elle, les internés, les prévenus placés en observation par le juge d'instruction et les détenus présentant des troubles mentaux passagers. Les détenus y séjournant bénéficient d'un encadrement psycho-médico-social et d'activités adaptées.

En maison de peines, où l’on ne retrouve que des détenus condamnés, le principe est le régime fermé comme en maison d’arrêt. Les possibilités de passer du temps en dehors de la cellule sont néanmoins plus nombreuses vu la présence d'éducateurs susceptibles d'encadrer les activités des détenus. La prison a également décidé de tenter l’expérience d’ouvrir les cellules plusieurs heures par jour pour deux sections hébergeant des détenus spécialement sélectionnés par les assistants pénitentiaires et la direction. Il s’agit de détenus présentant un bon comportement. Dans l’une de ces deux sections, on ne retrouve que des travailleurs et l’accent est mis sur la vie en communauté (possibilité de prendre les repas en commun, activités communes). Dans l’autre, le fait d’avoir un emploi n’est pas une obligation et l’accent est plutôt mis sur la pratique du sport (accès libre à la salle de sport de l’aile).

Dans la zone polyclinique/semi-détention, plusieurs régimes coexistent. Y sont en effet hébergés des détenus bénéficiant d’un emploi "de confiance" au sein de la prison. Ceux-ci bénéficient d’un régime "portes ouvertes" lorsqu’ils sont dans leur section, sauf durant la nuit. Les détenus en détention limitée ne sont présents à l’établissement que la nuit et les week-ends et sont soumis à un régime cellulaire. Les détenus en hébergement médical (originaires de différentes prisons et présents à Lantin pour une période limitée) sont quant à eux soumis à un régime "portes fermées" relativement semblable à celui de la maison d’arrêt. Une quatrième catégorie de détenus est hébergée dans cette zone. Il s’agit d’internés relativement stabilisés et transférés dans cette zone afin de dégager des places à l’annexe psychiatrique.

Au quartier des femmes enfin, le régime est assez semblable à celui de la maison de peines, tant pour les condamnées que pour les prévenues.

Infrastructure

La maison d’arrêt se compose de 8 niveaux répartis en 2 ailes, pour une capacité théorique de 342 places. L’annexe psychiatrique (entièrement rénovée entre 2003 et 2007) est divisée en 2 ailes, pour une capacité de 40 patients (16 en hébergement individuel et 24 en hébergement à deux).

La maison de peines est aménagée en 2 blocs semblables. Chaque bloc est divisé en 3 niveaux répartis en 2 ailes. L’ensemble comprend 246 cellules pouvant accueillir au total 255 détenus.
Le bloc semi-détention, où se trouve également la polyclinique, dispose d’une capacité de 60 places, réparties sur 2 niveaux divisés en 2 ailes.

La section de sécurité particulière, actuellement fermée, est censée accueillir des détenus posant de graves problèmes de comportement dans les établissements pénitentiaires Elle offre, quant à elle, une capacité de 12 places.

Le quartier des femmes comporte 2 niveaux partagés en 2 ailes où l’on dispose au total de 58 cellules dont 3 permettent d’accueillir des femmes incarcérées avec leur bébé.

Ateliers

Il y a 6 zones de travail correspondant à une superficie de +/- 7500 m². Ces ateliers occupent en moyenne 100 détenus.  Il y a différents types de travaux : logistiques (conditionnements divers), couture,  atelier "fer", fabrication de remorques, déferrage de moteur, fabrication de paniers de pêche et diverses fabrications industrielles.

Presse

Presse

press@just.fgov.be
  • Christine-Laura Kouassi
    (FR)

  • Edward Landtsheere
    (NL)